EXAMEN PÉRIODIQUE

Qu’est ce que l’Examen Périodique de l’UNESCO?

Les organismes coordonnateurs des statuts de Réserves de Biosphère (RB) ont des obligations à remplir pour la conservation de cette désignation. L’Examen Périodique (EP) demandé par l’UNESCO est sans doute l’obligation la plus importante à effectuer. Ce rapport contient une analyse détaillée des activités accomplies durant les dix dernières années en lien avec les trois fonctions d’une RB (conservation, développement durable et appui logistique). Le processus de production s’échelonne sur plus d’un an et requiert la participation d’innombrables collaborateurs. Plus précisément, il est composé sur plusieurs étapes qui se résument en ordre chronologique à :

  • la production d’une autoévaluation répondant à des questions prédéfinies par l’UNESCO,
  • une visite du territoire par des examinateurs,
  • la formulation d’une analyse de l’autoévaluation par les examinateurs incluant leurs recommandations,
  • une révision de l’autoévaluation par l’équipe de coordination;
  • l’envoi du rapport final à la CCUNESCO,
  • l’analyse du rapport final par la CCUNESCO,
  • la réception des recommandations de la CCUNESCO,
  • l’envoi au Secrétariat du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère (CIC-MAB) du rapport final et des commentaires de la CCUNESCO,
  • finalement, la réception de la décision du CIC-MAB quant à la conservation de la désignation.

Autoévaluation

L’autoévaluation prend la forme d’une revue complète de l’état d’une RB durant les dix années précédentes. Il s’agit de la première étape de l’EP et est généralement élaboré par l’organisme coordonnateur du statut. Les questions de l’autoévaluation portent entre autres sur les types de gestion pratiquée, les efforts de conservation, les initiatives de développement durable, ainsi que sur les écosystèmes et les aires protégées du territoire, la qualité de vie des populations, l’inclusion des Premières Nations, des minorités, des femmes et des jeunes pour ne donner que quelques exemples de sujets abordés. Pour la Réserve mondiale de la Biosphère du lac Saint-Pierre (RBLSP), cette autoévaluation est sous la responsabilité de l’équipe de coordination du Comité ZIP du lac Saint-Pierre (ZIPLSP).

Rapport d’Autoévaluation

Cette autoévaluation est déposée une première fois à la CCUNESCO et celle-ci recrute un comité externe composé de deux examinateurs afin de faire une analyse du territoire. Dans un premier temps, les examinateurs sont chargés de vérifier l’information se trouvant dans l’autoévaluation et dans un deuxième temps, de s’assurer que la RB répond bel et bien aux trois fonctions. Suite à leur visite, les examinateurs rédigent un rapport sur l’autoévaluation et émettent des recommandations à l’organisme coordonnateur. Celles-ci ciblent les lacunes et les améliorations possibles avec un délai prescrit selon l’ampleur de la problématique pouvant s’échelonner sur la prochaine décennie au sein du territoire de la RB.

Révision et dépôt final

Suite à la réception du rapport d’autoévaluation, l’organisme coordonnateur révise l’autoévaluation selon les recommandations faites par les examinateurs et inclut le tout dans le rapport final de l’EP. Lorsque le document est jugé adéquat, il est déposé à la CCUNESCO afin qu’il soit analysé et présenté aux hautes instances. À la suite d’échanges et d’ajustements entre la délégation locale et l’organisme coordonnateur, la version définitive est déposée au secrétariat du CIC-MAB à Paris, afin que le Comité consultatif international des réserves de biosphère (CCIRB) et le CIC-MAB élaborent des recommandations pour la délégation locale et la RB. Finalement, ils peuvent approuver ou non l’évaluation finale de conformité.

Approbation

Suite à l’EP, une RB conserve son statut si elle répond aux critères du Cadre statutaire des RB. Inversement, si l’organisme coordonnateur d’une RB ne complète pas l’EP ou si celui-ci démontre d’importantes lacunes, il est possible qu’une région perde son statut. Cette évaluation permet d’analyser de façon globale les différents systèmes ou les différentes techniques de gestion favorisant la conservation de la biodiversité et le développement durable. De cette façon, les connaissances humaines sur ce type de gestion sont continuellement bonifiées.